Rivière Seine
Le 11 nov 02

Environnement
La rivière Seine en vedette

Il n'y a pas seulement les habitants de Winnipeg qui s'intéressent à la préservation de la rivière Seine. Cinq spécialistes en environnement venus des Philippines ont admiré la beauté des lieux lors d'une descente en canot.

Dominique PHILIBERT

La rivière Seine à reçu des visiteurs venus de bien loin pour constater son écosystème et apprécier ses richesses. Le ministère des Affaires extérieures du gouvernement fédéral a permis, le 9 juillet, la venue à Winnipeg de cinq experts Philippins en environnement. Ils ont pagayé la sinueuse rivière afin de prendre bonnes notes des mesures prises pour sauvegarder et préserver notre environnement et plus particulièrement nos cours d'eau.

Les spécialistes Philippins étaient accompagnés du président de l'organisme Sauvons notre Seine (SOS), Jules Legal, du coordonnateur de programmes d'échanges au conseil des ministres de l'Environnement au Canada, Brian Wilkes, des membres actifs de SOS dont Marcel Ritchot et Jean-Pierre Brunet, ainsi que deux membres de l'équipe verte responsable du nettoyage et de la restauration de la rivière.

La descente réunissant six canots a duré plus d'une heure et a permis aux experts de l'organisme People Collaborating for economic and Environmental Management in Davao de se familiariser avec le projet de Sauvons notre Seine. Ils sont venus discuter de notre façon de faire concernant les collectes de fonds et notre implication dans les entreprises environnementales. L'aspect du traitement de l'eau était principalement le but de leur voyage en sol canadien. Arrivés depuis peu d'un séjour à Montréal où ils ont visité la station d'épuration des eaux usées de l'est de cette ville, ils se rendaient dès le lendemain à Vancouver pour voir une rivière restaurée pour la poissonnerie.

Le groupe réunissait quatre membres de deux nouveaux organismes à but non-lucratif provenant des villes de Cebu et Davao, ainsi que d'un haut dignitaire du ministère du département fédéral de l'environnement et des ressources naturelles des Philippines. Le but de leur travail est l'amélioration de l'état des nappes d'eau locales et de la qualité de vie dans leurs communautés. Leur principal défi est de rétablir ou de mettre en place des terrains de drainage dans les villes et villages éprouvés.

Les Philippines sont aux prises avec de graves problèmes concernant leurs rivières, explique Jean-Pierre Brunet. C'est une question d'éducation. Ils doivent trouver les moyens pour impliquer les citoyens car le gouvernement exerce davantage une présence bureaucratique. Là-bas, les rivières sont des dépotoirs. Ils ont été très éblouis par le processus politique et le fait qu'ici on nous demande notre avis et que les citoyens ont la chance de s'exprimer et de participer.

C'est donc pour comprendre et assimiler la politique environnementale au Canada que ces activistes sont venus jeter un bref coup d'œil sur notre façon d'agir. " Ils ont pris conscience qu'une rivière peut faire la fierté des citoyens et que sa présence augmente la qualité de vie des quartiers avoisinants, affirme Jean-Pierre Brunet. Ils ont été impressionnés par la propreté et par le service de recyclage en place.

Ce programme d'échange est mis en place avec la collaboration des pays du tiers-monde qui sont aux prises avec divers problèmes environnementaux. Le Canada offre son expertise et de tels échanges sont réalisés dans l'espoir de trouver des solutions et de permettre leurs applications. C'est le deuxième programme d'échange international du genre mis en place par le Canada. Il y a deux ans, des membres de SOS se sont rendus en Russie pour constater l'état des rivières et les problématiques qui y sont reliées.

L'organisme SOS étant reconnu au niveau national avec son programme environnemental, qui est le plus ancien au Canada, il était naturel d'accueillir ces gens et de leur raconter l'histoire de ces terres et de cette rivière qui fait bien jaser depuis quelques années.

X2 ou X3
BDV
La délégation d'experts venus des Philippines a pu constater que l'implication de citoyens peut faire bouger certains dossiers environnementaux.
photo : Dominique Philibert


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